
À chaque étape, nous avons tourné des vidéos pour la chaîne YouTube, dont 3 vidéos sur la Camargue. Il faut dire qu’il y a tellement de choses à raconter, notamment sur les rencontres faites, les paysages, la faune et la flore. Nous avons eu la chance de passer par 3 lieux de la réserve naturelle de la Camargue : le domaine de la Palissade, les marais du Vigueirat et le parc ornithologique du Pont de Gau. Chaque lieu, très différent des autres, nous en a appris un peu plus, et c’était vraiment super. Les oiseaux, les plantes, les chevaux, les taureaux : nous avons vraiment pu prendre le temps de tout découvrir, avec des personnes adorables et passionnées par leur travail.
Dans le sud, plus besoin de se prendre la tête pour l’électricité, c’était vraiment à profusion. Nous pouvions donc travailler à fond — peut-être même beaucoup trop, au point d’oublier la base du voyage ; qui était de profiter en visant des lieux. J’ai commencé à vouloir sortir à tout prix deux vidéos par mois, ce qui est un rythme effréné pour des personnes qui font tout par elles-mêmes : trouver une idée de vidéo ou de mini reportage, un lieu, des personnes à interviewer, réaliser, filmer, dérusher, monter, photographier et illustrer pour faire les miniatures des vidéos, répondre aux commentaires sur les réseaux, etc., etc.
Mais ce fut quand même une excellente expérience, qui nous aura appris à ne pas trop en faire pour ne pas trop nous épuiser, et à revenir aux bases du voyage. Aujourd’hui, je suis un peu plus cohérent avec notre manière de voyager, et nous avons pour ambition de faire simplement une vidéo par mois. Cela nous laissera plus de temps pour nous reposer, mais aussi plus de temps pour la qualité de nos vidéos, même si nous avons toujours privilégié la qualité à la quantité.
Durant notre passage en Camargue, Sarah m’a quand même fait la surprise d’organiser mon anniversaire avec mes parents, qui avaient fait le voyage depuis Lyon juste pour ça. Nous avons pu partager une très belle semaine avec eux… Quel beau cadeau ! Merci !
La fin de la Camargue fut un peu compliquée. Un matin où nous faisions notre sport à côté du van, Sarah remarquait que de l’eau coulait de la porte latérale. Je lui répondais qu’il n’y avait certainement rien de grave, que c’était simplement la condensation et la rosée du matin. Sauf qu’au moment où je suis remonté dans le véhicule, c’était largement plus qu’une simple rosée : c’était carrément une inondation ! Le véhicule étant légèrement en pente, seulement un peu d’eau sortait par la porte latérale.
Il a fallu s’activer pour tout sortir du coffre, qui retenait une grande partie de l’eau, car une gaine de notre chauffe-eau avait cédé. Elle s’était dilatée avec la chaleur et le collier avait simplement lâché. Comme il n’y avait plus de pression d’eau dans les tuyaux, la pompe s’était enclenchée, vidant ainsi les réservoirs dans le véhicule. Nous avons donc pris une demi-journée pour faire sécher le bois des meubles et évacuer l’eau, mais il nous restait deux problèmes ce jour-là :
Le premier, c’était que notre convertisseur 220V avait été touché, et donc mort. Ce qui signifiait que nous avions encore l’électricité en 12V, mais plus de courant en 220V : donc plus d’ordinateur, ni de recharge pour des appareils comme l’appareil photo, le stabilisateur, et ce genre de choses. Le second problème, c’est que nous avions rendez-vous l’après-midi pour tourner la vidéo sur le Domaine de la Palissade. Il fallait donc se bouger rapidement pour tout sécher et tout remettre en place. Vous l’aurez compris, c’était une journée quelque peu chargée !

À la fin de la journée, le tournage étant terminé, nous avons dû prendre une décision, car nous ne pouvions pas rester longtemps sans électricité principale. Nous avons donc pris la décision d’aller chez la sœur de Sarah, vers Avignon, le temps de nous faire expédier un nouveau convertisseur… (Adrien, si tu passes par là ! Merci infiniment !)
Nous avons donc passé un mois chez Cloé, avec son compagnon de l’époque et ses filles.

