Ça faisait longtemps que j’avais envie de parler et de partager. Sans doute que je ne l’ai pas fait avant parce que je me disais que je n’avais pas le temps, ou que je n’y voyais pas vraiment d’intérêt à long terme.
Mais finalement, il fallait juste se lancer.
Je me rends compte que nous avons tous une histoire à raconter. Ou même, sans forcément parler d’histoire, simplement des choses à dire. Pourtant, trop peu de gens partagent leur expérience, sous prétexte qu’ils la trouvent inintéressante ou qu’ils ont peur d’être jugés.
Si je peux vous aider là-dessus, je dirais simplement une chose : personne n’a le droit de juger qui que ce soit.

Ce que vous avez à dire sera peut-être une évidence pour certains, mais beaucoup moins pour d’autres. Parfois, il suffit d’un petit détail pour tout changer. Un petit détail peut modifier la perspective d’une idée, d’une pensée ou d’un point de vue.
Alors pourquoi ne pas partager votre expérience pour cette personne qui en aura peut-être besoin ?
Qui sait… peut-être qu’aujourd’hui, ces quelques paroles suffiront à changer la vie de quelqu’un.
Prendre conscience des choses prend du temps, mais il faut bien commencer quelque part. Une simple fleur peut embellir un jardin. Alors pensez-y, et n’ayez plus peur. Votre expérience est unique, et elle vaut le coup d’être partagée.
Il est temps maintenant de parler de ce que je prévois de faire. Changer de vie, c’est plein de choses. Mais pour ma part, ça passera par le voyage.
Aujourd’hui, on va parler de mes attentes…
Je me sens comme dans un étau, enfermé dans ce monde étriqué et vide de sens dans lequel on peut facilement se perdre. Perdre ses rêves, ses désirs, ses envies, sa vie… Il est tellement facile de demeurer dans un quotidien dicté par d’autres. Dicté par un pouvoir en place qui ne veut pas qu’on sorte de notre ordinaire… pour devenir des gens extraordinaires.
Les petits bonhommes ont trop peur de perdre le contrôle sur nous, sur notre destinée, et surtout sur leur petite masse salariale qui leur permet de rester bien nichés, bien haut, à l’abri, là où personne ne peut les atteindre.
C’est sûr que le voyage ne va pas nous permettre de sortir de ce système. Mais j’espère qu’à la fin de celui-ci, on pourra y voir plus clair, et peut-être se rapprocher d’une idée, voire d’une solution.
L’autonomie, peut-être ? Mais on en parlera plus tard. Ce qu’on cherche dans le voyage est propre à chacun. Pour ma part, en plus de découvrir la vie, peut-être que j’y cherche une rédemption. La rédemption d’une vie perdue. D’une vie de désarroi.
Ce que je commence à comprendre avec le temps : j’ai envie d’aller voir d’autres cultures, comprendre comment ces personnes vivent, pensent, s’aiment… C’est ce que je recherche à court terme. Redécouvrir la vie. Et surtout, commencer à vivre moi-même. Et le faire avec celle que j’aime. Car il y a une chose qui est sûre pour moi :
“La vie n’est rien si on ne peut pas la partager avec la personne que l’on aime.”

Se réveiller à ses côtés, la voir sourire, s’émerveiller de ce que la nature nous donne, la voir heureuse. Vivre plein d’aventures avec elle, pour finalement s’endormir le cœur léger à ses côtés et se dire que c’était génial. Et avoir encore envie de recommencer.
Je veux arriver à la fin de ma vie et me retrouver devant le créateur. Et au moment où il me dira : « Tu veux y retourner ? », pouvoir lui répondre :
“Oui ! “
Parce que j’ai adoré.
Mais ça, c’est aussi parce qu’elle était là. Parce qu’on a vécu pleinement notre vie. Et plus le temps passe, plus je me dis que le voyage pourra peut-être combler ce vide en moi… en nous. Cette idée ne sort pas d’un chapeau magique : c’est aussi parce qu’on a déjà beaucoup voyagé que je le sens, que je le sais. Mais nos métiers respectifs, à l’époque, nous ont cadenassés dans notre vie d’alors.
Aujourd’hui, à 40 ans, j’ai enfin la force de prendre cette décision : changer de vie.
En vrai, il n’est jamais trop tard. On pense tous qu’un crédit à la banque, des situations familiales ou des problèmes de santé sont trop difficiles à surmonter. Mais en réalité, il n’est jamais trop tard pour au moins y réfléchir. C’était aussi notre cas, avant de nous poser la question. Nos métiers, notre maison, notre famille…
Et nous alors ? C’est quand qu’on pense vraiment à nous-mêmes ? J’en ai marre de vivre à travers les autres. Moi aussi, je veux voir, sentir, toucher, être émerveillé… Juste vivre.
Ah oui, et autre chose… Je le sais parce qu’on a vécu en vanlife pendant deux ans, et c’était génial.
Mais ça, c’est une autre histoire…

